​Con comme Icare

​​Il y a quelques mois de cela, je lançais sur mon site une nouvelle orientation qui visait à favoriser les projets de nature éthique, en prêtant une oreille toute particulière et en offrant une partie de mon travail.

Mon objectif avoué pour faire partager mes compétences sur la création de site WordPpress était double :

  • Favoriser bien entendu la venue de telles familles de prestations avec lesquelles j’affectionne travailler car elles résonnent en moi plus fort.
  • Offrir généreusement une partie de mes compétences à de telles entreprises (qui ont traditionnellement un peu moins de moyen que les autres).

Je crois profondément que ces projets qui œuvrent pour un avenir meilleur, appartiennent à un monde futur vers lequel nous devons nous tendre, sans quoi point de futur sinon un bien sombre.

Il n’a fallu qu’un site pour me brûler les ailes !

« Je savoure mon travail avec 95% de mes clients, j’apprends avec les 5 autres pourcents »
Icare avait été abattu pour avoir poussé trop loin sa soif de connaissance par vantardise et effronterie ; quant à moi c’est sans doute davantage la naïveté qui m’a perdu…
Trop bon trop con ! Je le dis pourtant sans amertume ni aigreur, juste avec un peu de dépit de voir mes bonnes intentions piétinées.

 

Pourtant bien débuté, la tenue du projet que j’évoque à demi-mot s’est gâtée progressivement et s’est achevée avec une soixantaine de corrections tout azimut sur le site – qui ne concernaient pas mon travail de migration, sous le chantage d’une absence de paiement et en totale contradiction avec ma mission ainsi que le devis pourtant signé par le client. Il est amusant que le seul client que j’aurai finalement eu sur cet aspect inédit de mes prestations, porte au coeur de sa raison sociale le terme que je mettais le plus en avant. Il doit y avoir un enseignement dans cela, mais je ne l’ai pas encore trouvé.

Mes expériences les plus cuisantes (qui se comptent, Dieu merci, sur les doigts d’une seule main), ont sans doute été occasionnées par un aveuglement de ma part. Tout content de travailler avec des acteurs qui affichent de vertueuses ambitions comme un cabinet d’avocat humaniste, une association éthique – deux situations que j’ai rencontré –  je ne suis plus aussi attentif et intuitif que nécessaire, et je découvre que certains clients qui s’affublent de ces termes (rares fort heureusement) sont à l’usage absolument toxiques.

En revoyant récemment un extrait du film de Zeffirelli (Jésus de Nazareth), j’ai repensé à cela. Dans ce passage, Jésus est au Temple et pique une sain(t)e colère contre les pharisiens qu’il compare à des sépulcres blanchis qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts.

J’ai mis du temps à m’en apercevoir, et j’espère ne plus me faire prendre à l’avenir. Bref, tout cela pour dire également que je n’offrirai plus gracieusement une partie de mon travail, car le « gratuit » en entrepreneuriat (quelle qu’en soit la raison) est une juste une occasion de se manger de grosses claques.

Je renouvelle cependant l’expression de ma motivation pour tous les projets de nature éthique.

Je suis dans le train alors que j’achève la rédaction de cet article et un passager s’est installé devant moi. Sur son livre est inscrit « ce que l’on croit peut devenir réalité ». C’est tout à fait le genre de principe quantique auquel j’adhère. Nous ne sommes jamais totalement lucide sur nos comportements et nos aspirations profondes, mais je souhaite en tout cas le meilleur pour tous les projets de mes clients (et ceux qui ont travaillé avec moi savent que ce n’est pas du blabla commercial ).

Bonne journée à tous

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