Eiffel power ou la puissance du logo

puissance du logo
J’ai volontairement décalé l’écriture de cet article pour ne pas paraître trop opportuniste. Il était également juste de le retarder pour exprimer encore plus son intemporalité.

A l’heure du tout numérique et des boutiques de logo à 5$, il est amusant de constater que les événements survenus à Paris le 13 Novembre 2015 aient été si massivement représentés par un logo.

Un logo simple et pur dont le trait semble avoir été fait à la craie grasse sur un papier à grain. Un sigle essentiel fait rapidement avec les moyens du bord, pourtant si abouti qu’il a été adopté par chacun, du particulier sur espace Facebook, à la chaîne de télé sous forme de watermark de ses programmes.

Ce logo à été (ou est encore, c’est là sa force) vecteur d’émotion. Une émotion sans doute plus sincère chez le particulier que chez la chaîne de TV qui ressasse ad libitum les événements pour mieux vendre du dentifrice sur le spot d’après. Force est de constater que l’émotion était là dans tous les cas.

Ce logo à été crée par Jean Jullien, graphiste et photographe de profession qui a su mêler avec art le signe de la paix avec celui qui est le plus représentatif de Paris. Même si Jean Jullien affirme que ce dessin était plus une réaction spontanée en tant que citoyen et non en tant que professionnel, c’est très certainement l’expérience du professionnel qui a parlé.

Sa rapidité d’exécution n’implique pas qu’il n’a pas été fait dans les règles de l’art (un logo exige en effet du temps pour disposer de recul sur sa portée et sa richesse). c’est justement parce que M.Jullien est un professionnel aguerri qu’il a su exprimer son art en un instant, comme un maître calligraphe qui après un temps de réflexion, exprime sur une feuille vierge un tracé parfait et accompli en un coup de plume ou de pinceau.

D’abord crédité au bénéfice de Bansky, ce dessin à été partagé des millions de fois maintenant. Rappelons que l’auteur n’en n’a tiré aucun bénéfice financier.

J’accole le mot professionnel à celui de créateur de logo, et une fois de plus mon article pourrait paraître opportuniste (au moins autant que ces marchands de dentifrice cités plus haut).

Il n’en est pourtant rien.

Je retiens et redécouvre toutefois que la plus grande valeur qu’un logo doit receler est sa valeur sémantique, sa signification et sa puissance d’évocation. Soyez en conscient au moment où vous choisirez le coeur vivant de votre projet ou de votre entreprise à un symbole ou à un signe.

Même à l’heure du numérique, notre atavique et universel réflexe de spectateur (ou artiste) d’art rupestre s’exprime : nous avons besoin de partager et d’afficher dans nos cavernes des moments forts par des dessins ou des symboles essentiels pour vivre ou revivre l’instant.

C’est sans doute là une part de notre humanité.
Je vous souhaite à toutes et à tous une nouvelle année remplie de cette humanité, celle qui peut nous rendre plus grand, plus beau et plus fraternel.

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