Une création de logo pour kinésiologue née d’une vraie rencontre
Laurence Longère m’a trouvé grâce à mon site portfolio et m’a écrit via mon formulaire de contact. Son message était limpide : en pleine formation de kinésiologie, elle souhaitait d’abord un logo, puis un site internet. Elle est arrivée avec une particularité que je croise de plus en plus souvent : un premier logo qu’elle avait commencé à façonner avec une intelligence artificielle. L’intention y était, mais il manquait l’essentiel, la justesse, la finition, et ce supplément d’âme qui fait qu’une marque vous ressemble enfin vraiment.
Laurence appartient pile à l’univers de personnes avec lesquelles j’aime travailler : proches de l’humain, à l’écoute, sensibles, avec un beau parcours. Après un premier échange où nous nous sommes présentés l’un à l’autre, le courant est passé et elle a signé sans hésiter. Ce qui devait être une simple vectorisation est alors devenu, au fil de nos discussions, une refonte presque complète – comme une maëutique – menée à deux.
Cliente
Laurence Longère
Kinésiologue
Marque : Laure’en Soi
Couleurs proposées pour le logo
Des teintes douces et apaisantes : un vert pastel qui évoque une nature sereine, rehaussé d’un or subtil pour une lumière intérieure chaleureuse. Surtout pas de couleurs vives, afin de préserver une harmonie zen et élégante.
La forme attendue
Une silhouette féminine qui chemine à travers la montagne, une poussière d’or au-dessus d’elle, le cœur qui rayonne, des lignes fluides et organiques. Le maître-mot était la résilience, et une consigne claire : une femme réelle en mouvement, pas une posture « chakra » figée.
L’intelligence artificielle : un bon point de départ, jamais un point d’arrivée
Je veux m’arrêter ici, car ce projet illustre une question qui va structurer notre métier dans les années qui viennent. Le logo que Laurence m’a transmis avait été amorcé avec une IA, et il portait de vraies intuitions. Mais en l’état, il restait inexploitable : une image matricielle et non vectorielle, des contours imprécis, une typographie générique sans licence, une symbolique approximative. Bref, une idée, pas une identité.
Bien utilisée, l’IA est un formidable accélérateur en amont : elle aide à mettre des images sur un ressenti, à débroussailler des pistes, à clarifier une intention encore floue. C’est exactement ce qu’elle a permis à Laurence. Mais un logo professionnel exige autre chose : le vectoriel pour s’adapter à tous les supports, une typographie sous licence en règle, des choix assumés et une cohérence d’ensemble. Mon rôle a été de traduire son intention en une identité réellement utilisable, sans jamais trahir ce qu’elle cherchait à exprimer.
C’est là qu’est entré en jeu un véritable travail à deux, presque socratique : nous avons invalidé ensemble certaines idées qui ne « tiennent » pas dans un logo, et nous en avons magnifié d’autres qu’elle ressentait fort sans savoir comment les formuler. L’IA amorce, le designer arbitre et finalise. Petit clin d’œil pour finir : plusieurs jours après la livraison, Laurence a réinjecté le logo terminé dans une IA pour voir ce qu’il évoquait. La description renvoyée collait presque mot pour mot au brief de départ. Une preuve discrète que nous avions visé juste.













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